le bla de février

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L’Usine n’est pas un bâtiment, mais une association faitière qui occupe l’ancien site de l’UGDO (Usine genevoise de dégrossissage d’or) avec d’autres assos comme Post Tenebras Rock (PTR), Autrement aujourd’hui et les ateliers du Fond Municipale d’Art Contemporaine (FMAC).

L’Usine n’est pas un squat, mais c’est vrai qu’en 1989, quand le collectif enragé Etat d’Urgence – après 4 ans d’événements sauvages – a dit « Nous voulons l’ex-UGDO comme lieu culturel permanent ! », la ville pouvait-elle vraiment dire non ?!

L’Usine n’est pas une boîte de nuit, mais un centre pluridisciplinaire où beaucoup d’activités culturelles ont lieu la nuit, mais le jour aussi, eh oui, le jour aussi.

L’Usine n’est pas un espace de divertissement public, même si elle est ouverte à tout sorte de public (et c’est généralement assez marrant).

L’Usine n’est pas que pour les jeunes, c’est son esprit qui n’a jamais vieilli.

L’Usine n’est pas une tanière de punks à chiens, même si on y trouve beaucoup de punks et pas mal de chiens.

L’Usine n’est pas une organisation gauchiste, mais, si vous demandez où se trouvent les toilettes elles sont toujours tout au fond à gauche.

L’Usine n’est pas une bande de bobos intellectuels, elle essaie juste de ne pas être trop bête.

L’Usine n’est pas un lieu très sale, elle essaie juste de ne pas être trop propre.

L’Usine n’est pas beaucoup de choses, mais c’est tellement à la fois. Il lui arrive d’être ce qu’elle n’est pas ou de ne pas être ce qu’elle est. 

Penses-tu que c’est paradoxal ? Eh bien, viens voir avec tes yeux. L’Usine est toujours là, elle ne bouge pas.