C’est la rentrée. Et quelle rentrée !

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On ne s’arrête jamais d’y penser pendant l’été, mais les questionnements/problématiques/solutions quotidiennes reviennent de plus belle avec le retour dans ses murs de toutes celles et ceux qui font vivre l’Usine.

La situation politique, culturelle et sociale évolue constamment et il est donc nécessaire de s’adapter en permanence, sans revoir à la baisse ses exigences.

Un nouveau conseiller administratif en charge de la culture a remplacé notre ancien interlocuteur à la Ville.

Le service du commerce veut mieux contrôler les espaces où le moindre échange monétaire a lieu, soit-il à but non-lucratif. Pour cela, il invente des boîtes où il tente de faire rentrer, tant bien que mal et à coup de menaces de fermeture, même les associations les plus réticentes.

Mais à l’intérieur aussi, de nouvelles personnes apparaissent et d’autres prennent leurs distances.

U.ZN, le projet des 22 ans de l’Usine, a entre autres pour but de publiciser ces questions que nous nous posons régulièrement et de tenter d’y répondre avec votre participation.

L’une d’elles nous semble fondamentale, et ce depuis le premier jour d’ouverture, en juin 1989.

« L’Usine est-elle encore alternative ? »

À cheval entre un lieu qui tend vers l’institutionnalisation et un lieu qui veut garder ses valeurs, l’Usine se cherche. On lui colle autant de fois l’étiquette alternative  que l’étiquette mainstream ou institution. On lui reproche ses prises de position parfois radicales et politiquement non correctes comme on lui reproche de demander des subventions, alors qu’elle n’est pas considérée comme un lieu de culture dite « émergente », nouveau label implanté par les autorités politiques qui sonne bien mieux qu’alternatif.

Oui, l’Usine signe tous les 4 ans une convention de mise à disposition des locaux avec la ville de Genève. Contrairement aux idées reçues, cela a toujours été le cas, l’Usine n’ayant jamais été un squat.

Elle propose autant une programmation privilégiant la recherche et l’expérimentation qu’une programmation plus mainstream, surfant sur les courants artistiques du moment ou sur des valeurs sûres.

Elle défend son indépendance à travers un mode de fonctionnement interne autogéré bien qu’elle ne soit pas autofinancée.

Malgré son statut, elle prend souvent position sur des sujets politiques, culturels ou non. Elle sait aussi d’où elle vient et quelles luttes lui ont donné naissance. Toutefois, l’ère du contrat de confiance et des zones grises semblant être révolue, l’Usine a parfois du mal à s’y retrouver. Rappelons également qu’au milieu de tout cela, elle porte aussi le fardeau d’être « un des derniers lieux alternatifs ». Certain.e.s à l’intérieur de ce même milieu dit alternatif, considèrent qu’elle ne peut être catégorisé comme telle, alors que d’autres la défendent corps et âmes sous cette étiquette…

Sachant avec certitude  que la question ne se règlera pas de sitôt, d’ailleurs le souhaitons nous ?, nous invitons différent.e.s invité.e.s à venir en débattre le 15 septembre à 18h, dans le cadre d’U.ZN.

Tout le programme sur uzn.usine.ch