Un bla de mars et ça repart pour U.ZN et les 22 ans de l’Usine !

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Alors que le crédit en vue de réaliser le projet U.ZN a été voté à nouveau, deux ans plus tard, au sein du conseil municipal de la Ville de Genève, permettez moi de vous faire partager quelques moments forts des débats entourant ce vote.

La droite, le parti libéral en tête, a illustré cette demande exceptionnelle de financement comme « un oreiller de paresse » de la part de l’Usine. C’est vrai que nous nous permettons d’oser demander à ces partis ne prônant que la diversité des sources de financement, la modique somme de 200’000 chf pour un événement particulier ; la fête d’un centre culturel qui a été cédé par la Ville comme un lieu provisoire et qui fête cette année ses 22 ans !
Par contre, et même si je déteste me servir de cette dichotomie là, ce même parti et ses camarades de bord, n’ont aucun problème à voter des rallonges de budget au Grand Théâtre, en cause, une mauvaise gestion de ce dernier.
Bien sûr les deux lieux sont importants pour la population genevoise, et ces mêmes lieux, par leurs différences significatives, ne devraient pas à être opposés de la sorte. On aurait envie de voir s’estomper les clivages gauche-droite sur certains sujets, malheureusement nous en sommes à des années lumières. Les propos tenus à notre encontre par les partis de droite de la Ville, propos humiliants, non justifiés, basés sur des polémiques de salon de thé et non sur de l’observation concrète de la manière dont nous travaillons dans ce bâtiment, 4 place des Volontaires, nous confortent dans cette idée que nous ne faisons pas partie de la même ville.
Un autre exemple a été cité : la fête du nouvel an en vieille ville pour laquelle le conseil municipal a voté un budget de 180’000 pour une soirée, une seule. Sans remettre en compte le bien fondé de cet événement, il y a quand même là un calcul mathématique qui m’échappe : 180’000 pour une soirée, 200’000 pour six semaines d’exploitation…
Mais à nouveau, essayons de ne pas rentrer dans les comparaisons grotesques et futiles ; les deux événements sont des fêtes gratuites offertes à la population, donc les deux méritent d’être soutenus.

Après plus d’une heure de joutes verbales sur le bien fondé de cette subvention extraordinaire, la droite demande un troisième débat, afin d’être sûre de pouvoir se battre jusqu’au bout !
(En passant, on aurait pu s’en passer, cecu en ressortant la bande de la dernière discussion au conseil municipal à ce sujet. Le disque n’a pas beaucoup tourné depuis.)
Quel acharnement pour le lieu si insignifiant que nous semblons paraître à leurs yeux, quelle haine ! Le summum de l’idiotie de ces débats s’est concrétisée dans la comparaison de la part d’une conseillère libérale de la fête des 22 ans de l’Usine avec l’anniversaire d’un commerce où le but de ce dernier est de « rechercher de nouveaux clients ».
Le parti libéral, et oui toujours le même, nous accuse de jouer avec l’argent du contribuable ; au moins quand « nous jouons », nous produisons quelque chose, nous. Lorsque l’on s’adonne à des comparaisons aussi grotesques et que l’on statue sur l’avenir d’un lieu, qu’en somme toute, on ne connaît pas, qui joue avec l’argent du contribuable ?

Enfin, laissons de côté ces querelles stériles et penchons nous sur notre fête. Nous étions prêts à fêter dignement les 20 années d’existence de l’Usine. Les aléas politiques et administratifs nous ont conduit à lancer aujourd’hui l’ouverture de nos 22 ans, le hasard ferait-il bien son travail ? 22 n’est-ce pas un chiffre qui sonne plus rond, qui se tourne et se retourne sans flancher ? Et puis, 2011 étant la dernière année de notre monde, nous ne pouvions de toute façon pas le repousser plus loin…

L’Usine