Blavril… Et c'est pas une blague, hélas…

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Ça y est, c’est fait, une fois de plus les genevois.e.s se sont tiré.e.s une balle dans le pied.

Dans cette lancée, le droit de manifester sera-t-il bientôt aboli?

C’est fou comme, dans certaines périodes de “crise”, même les opprimé.e.s arrivent à balayer si rapidement des acquis qui ont pris des siècles à se construire.

On a évidemment su faire peur aux votant.e.s. Le spectre des casseur.euse.s a encore bien été exploité pour rendre responsables les personnes organisatrices de manifestations. Mais c’est parce que l’Etat de Droit ne peut tolérer aucune violence. Le fait qu’elle puisse être bénéfique, car dangereuse pour le pouvoir des banques ou autres grandes entreprises nocives pour presque tou.te.s, est évidemment occulté. Tout comme est tue la violence quotidienne, psychologique ou physique, exercée par la surveillance, la publicité et les forces de l’ordre.

Les altermondialistes continueront donc à organiser des manifs, mais en s’asseyant dès que des casseur.euse.s commenceront leur travail; se démarquant d’elles et eux et montrant ainsi que la non-violence dogmatique peut jouer le jeu des autorités et ainsi faciliter le travail de la police.

A quand la prochaine votation liberticide? Mais oui, celle qui sonnera le retour des avortements clandestins.

heureusement, malgré cette triste situation, certain.e.s possibilités émergent. Enfin, malgré des années de calme, un squat tient plus de quelques jours à Genève.