Bla d’avril 2019

Posté le .

Le soir du 8 mars

Le 8 mars dernier était la journée mondiale des droits des femmes. Laissons la parole à une femme qui a participé à la marche pour nous livrer son témoignage.

Le vendredi 8 mars au soir, j’étais dans la rue avec mes camarades.

Certaine.x.s d’entre nous, en colère, car la colère est présente et légitime chez bon nombre d’entre nous. Certaine.x.s heureuse.x.s à l’idée d’être rassemblées toute.x.s ensemble dans la rue et prendre la place !

J’ai vu fleurir devant et derrière moi des tags sur des bâtiments ou des grandes enseignes. D’autres ont  préféré hurler leurs colères, d’autres ont décidé de craquer des fumigènes, des feux d’artifices, des banderoles et des pancartes ont été préparées, autant de messages et de démonstrations successives de notre intersectionnalité et de notre capacité à nous organiser collectivement, sans mec-cis*.

J’ai aussi entendus des ouinouins, ceux des mecs cis* soudain invisibilisés et pas écoutés « ouin ouin ouin pauvres mec cis, ouin ouin ouin victime des féministes »

Le fait que des mecs cis soient venus perturber le début du cortège n’a en rien fait faillir notre force. Sur leur présence je ne dirai rien, sur la présence des journalistes mec cis non plus et encore moins sur la police, parce que cela n’intéresse personne.

Nous étions et nous resterons forte.x.s et fière.x.s et féministe.x.s et en colère, prêtes à prendre la rue.

Du Love

Une Usinienne