bla de mars 2018

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1985-1998 treize ans d’Etat d’Urgences

Etat d’Urgences n’est pas née du désir de se fendre la gueule.
Etat d’Urgences n’est pas née d’une volonté de création artistique, d’organisation de spectacles ou d’animation de la ville.
Etat d’Urgences n’est pas née de l’expression d’idée politiques.
Mais de tout cela à la fois

Dès le début, les membres de cette association (participant·e·s, partisan·e·s, parti·e·s sans), se sont distingués par leurs intérêts divers. Grâce à ces différences, Etat d’Urgences est restée ouverte (floue, incohérente, spontanée, provocatrice ?), et n’a jamais pu ni voulu dégager une ligne politique, culturelle, culinaire très précise. Aucun courant n’a jamais dominé, si ce n’est par période ou plutôt, selon les énergies présentes.
Différentes idées s’y côtoient, suscitent tantôt des discussions, tantôt l’indifférence.

Au fil du temps, divers groupes se sont formés sur des projets plus spécifiques. Mais nous avons gardé l’envie de rester ensemble, dans une même association, avec des principes communs, une structure commune. C’est ainsi que dans l’Usine Genevoise de Dégrossissage d’Or, Etat d’Urgences va gérer trois étages qui feront partie d’un tout. La programmation sera faite de façon globale mais les locaux seront gérés par des groupes ou personnes désignés.
Nous avons donc élaboré un système de fonctionnement et des principes généraux qui vont nous permettre de démarrer, tout en sachant qu’une fois dans les lieux, il y aura sans doute bien des choses à revoir. (Etats d’Urgences, Charte UGDO, avril 1989).

… et ici tout a commencé… Après quatre ans d’évènements sauvages voués à l’obtention d’un lieu de création et diffusion culturelle pour la jeunesse en Ville de Genève, Etat d’Urgences conquiert enfin l’ancienne Usine Genevoise de Dégrossissage d’Or. En 1998, L’Usine remplacera Etat d’Urgence avec son nom tiré de la fonctionne originaire du bâtiment, sans changer pour autant la nature du collectif.

Beaucoup d’encre a coulé durant cette expérience culturelle et militante : communiqués, flyers, procès-verbaux des réunions, rapports divers, feuille comptables, plans du bâtiment, article de presse et beaucoup d’autre encore. Afin de mettre à disposition ce patrimoine au monde entier – des historiens érudits aux simples curieux en passant par les tire-au-flanc – nous allons bientôt remettre tous les documents de cette période (1985 – 1998) aux Archives contestataires. Ces derniers récoltent, conservent et inventorient les archives issues des luttes sociales de la seconde moitié du XXe siècle et conservent déjà un petit fond « Etat d’urgence ».

Si vous possédez du matériel à ce sujet et vous désirez nourrir ce fond, contactez les Archives contestataires (www.archivescontestataires.ch) ou contactez-nous au 0227813490.